L’Afrique est le seul continent où le nombre de personnes sous-alimentées augmente, avec plus de 230 millions de souffrances. Il existe aujourd’hui plusieurs pays africains où plus de 40% des enfants ont un retard de croissance.

Dans le contexte de cette situation nutritionnelle désastreuse en Afrique, l’Initiative pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique (IFNA) a été lancée en 2016, lors de la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI), lors de l’événement “Action sur la Nutrition – Lancement de l’IFNA » organisé par l’Agence de coopération internationale du Japon (JICA) et l’Agence de planification et de coordination du NEPAD.

Lors de l’événement, la «Déclaration IFNA» a été adoptée en présence de représentants de 13 pays africains et de diverses organisations internationales telles que la Fondation Bill & Melinda Gates (BMGF), l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), le NEPAD, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale (BM).

L’IFNA a pour objectif d’accélérer les actions nutritionnelles et de renforcer les politiques et les programmes visant à intensifier les interventions pour faire face aux multiples défis de la malnutrition sous toutes ses formes dans les pays africains, en respectant l’appropriation, les connaissances et la sagesse africaines.

La période ciblée est entre 2016 et 2025. Les pays compris dans le groupe initial sont le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Ghana, le Kenya, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, le Nigéria, le Soudan et le Sénégal.

L’IFNA adopte une approche multisectorielle impliquant différents secteurs, dont l’agriculture, l’éducation, la santé, la protection sociale et le secteur privé. Pour se différencier des initiatives déjà existantes, l’IFNA a proposé l’agriculture comme point de départ afin de renforcer la durabilité et l’inclusion de l’amélioration nutritionnelle en fonction du contexte national. 

L’IFNA aidera à réaliser une Afrique exempte de faim et de malnutrition.